Exposition Quand on prendra la rue, pensez à bien séparer læ femmx de læ casseur’se

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🖼 EXPOSITION
Vernissage le jeudi 12 mai de 18h à 22h.
Exposition ouverte du 12 mai au 2 juin 2022.
Du mercredi au dimanche de 14h à 19h.
Entrée libre pour tou·te·s.
Avec : Lizzie Borden, Sandra Calderan, Marie Fauqueux, Laura Herrero Garvín, Aminata Labor, Jennifer Reeder, Salla Tykkä et Leilah Weinraub. Et avec la participation d’Alice, Jess’, Kiki, Laure, Mona et Naj. Commissaire d’exposition : Noémie Pirus-Hassid

🥊 ATELIERS
- Jeudi 12 mai - 18h > 22h : Vernissage de l'exposition + performance de Sandra Calderan
- Samedi 14 mai - 12h > 14h : Initiation à la boxe anglaise en mixité choisie sans hommes cis. À partir de 12 ans, pas d’expérience pré-requise
- Samedi 21 mai - 12h > 14h : Atelier d’écriture sur la thématique de la force avec Alice C. et Naj en mixité choisie sans hommes cis
- Dimanche 22 mai - 12h > 14h : Initiation à la boxe anglaise en mixité choisie sans hommes cis. À partir de 12 ans, pas d’expérience pré-requise
- Samedi 28 mai - 12h > 14h : Initiation à la boxe anglaise en mixité choisie sans hommes cis. À partir de 12 ans, pas d’expérience pré-requise
- Dimanche 29 mai - 12h > 14h : Initiation à la boxe anglaise en mixité pour les enfants. À partir de 6 ans, pas d’expérience pré-requise
- Jeudi 2 juin - 18h > 22h : Finissage de l’exposition. Entrée libre.
 
Les ateliers et initiations sont gratuits sur inscription (nombre de places limité) : noemiepirushassid@gmail.com

EXPO QUAND ON PRENDRA LA RUE PENSEZ BIEN A SEPARER LAE FEMMX DE LAE CASSEUR'SE

Du 12 mai au 2 juin 2022

"Quand on prendra la rue, pensez bien à séparer læ femmx de læ casseur'se", une exposition de Noémie Pirus-Hassid, complétée d'ateliers et initiations à la boxe anglaise (détails ci-dessous).
 
Tout comme nos vies,
Notre culture visuelle est saturée de violence.
Cette violence qui ne nous choque presque plus.
Celle du patriarcat blanc, cis et hétéro,
Envers les personnes racisées,
Les Femmxs, les Queers.
 
Quels outils avons-nous face aux violences d'Etat, policières, aux discriminations et oppressions systémiques ? La violence est et a toujours été un des outils possible de résistance, voire de survie, pour les groupes de personnes marginalisées.* Ce postulat demande que nous redéfinissions ce qu'est la violence, qui en a le monopole, la légitimité d’utilisation. Lorsque les personnes racisées, les femmxs et les queers dénoncent les oppressions subies, ielles/nous sommes perçu’es comme hystériques, agressi’f’ves, violent’es. Imaginez quand ielles/nous faisons émeute.
 
Exp(l)osi(t)ion collective pensée comme un corpus de résistance en mouvement, "Quand on prendra la rue, pensez bien à séparer læ femmx de læ casseur'se", rassemble films, textes, podcasts dans un espace de pratique d’arts martiaux et cherche à entamer une réflexion collective et active, artistique, intellectuelle et pratique, sur la porosité entre imaginaires de violences et violences physiques et matérielles. L’éclatement de la représentation binaire entre corps exerçants versus corps subissants la violence au sein de la culture visuelle a le pouvoir d’influencer nos pratiques, nos vies et d’ouvrir des possibilités d’actions jusque là inaccessibles parce ce que non-nommées, non- visibles : se défendre, s’entraider, résister, riposter. C’est en envisageant ces actions dans nos imaginaires qu’elles s’ancreront dans le réel et dans nos vies. Imaginez que vous résistez : vous l'êtes déjà.
 
*Elsa Dorlin, "Se défendre : une philosophie de la violence", 2017. Ed. La Découverte.